Vol. 10 No. 4 (2022): (Décembre 2022)
Production Végétale et Environnement

Efficacité d’une souche de Bacillus velezensis dans le biocontrôle de la pourriture racinaire de la betterave à sucre due à Sclerotium rolfsii

Michelle Gaëlle Siméone BIDIMA
https://orcid.org/0000-0002-0288-9232 (non authentifié) Département de Production, Protection et Biotechnologie Végétales, Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Rabat, Maroc
Noureddine CHTAINA Département de Production, Protection et Biotechnologie Végétales, Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Rabat, Maroc
Brahim EZZAHIRI Département de Production, Protection et Biotechnologie Végétales, Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Rabat, Maroc
Mohammed EL GUILLI Institut National de la Recherche Agronomique, station de Menzeh, Kénitra, Maroc
Aymen KHEZANE Département de Production, Protection et Biotechnologie Végétales, Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Rabat, Maroc
Ilham BARAKAT Département de Production, Protection et Biotechnologie Végétales, Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Rabat, Maroc

Publié 15-12-2022

Résumé

Dans une précédente étude, Bacillus velezensis NC318, une souche bactérienne antagoniste isolée de la rhizosphère du sol d’une culture de palmier dattier dans la région du Tafilalet, a montré un haut potentiel antagoniste in vitro contre la pourriture racinaire de betterave sucrière causée par Sclerotium rolfsii Sacc. Le présent travail consistait à évaluer in vivo l’incidence et la sévérité de la maladie sur plants de betteraves sucrières en pot sous serre. 147 jours après le semis dans un sol infesté par les sclérotes de ce pathogène (40 sclérotes /250 g de sol), les résultats ont montré que la bactérie appliquée par la bactérisation des semences ou dans le sol naturellement infesté a pu inhiber totalement la germination des sclérotes et par la suite aucune infection des plantes de betteraves sucrières n’a été observée. Aussi une amélioration des paramètres de croissance des plants (le poids frais de la partie aérienne des plants, le poids frais des racines, la longueur des pousses et le nombre de feuilles) des plantes issues de semences traitées avec la souche NC318 a été enregistrée. Le test de la viabilité de la souche antagoniste NC318 sur les semences bactérisées et stockées à 4 °C, a montré que cet antagoniste est resté viable après cinq mois de conservation et a préservé son potentiel antagoniste contre S. rolfsii testé in vitro. Ces résultats suggèrent que la souche NC318 pourrait potentiellement être un agent de biocontrôle pour lutter contre S. rolfsii avec un effet biostimulateur de la croissance des plantes.

Références